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Entre mandoline, ours blanc et oeil de faucon

Posté le 2019/03/12

Un tumulte bleu plus ou moins figuratif tournoie au centre d’une composition gardée dans ses limites inférieure et supérieure par une tête de faucon à l’œil attentif et un ours blanc entouré d’oiseaux de neige. Le faucon et l’ours observent un musicien qui s’exécute à la mandoline et dont les attributs vestimentaires rappellent le Moyen-Orient. Le regardeur se trouve dans une atmosphère lunaire, chargée et à la fois paisible et où les symboles se côtoient, différents et sans vergogne. Une sorte d’attente, de préambule.

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Enfin, je respire!

Posté le 2019/02/26

 

 

Une jeune femme vue de côté et dont le corps se confond avec l’eau émerge des fonds marins. La main ouverte, la tête révulsée  et à peine sortie de l’eau, les yeux mi-clos, elle s’oxygène de toute la force de ses poumons.

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La fuite parce qu'il le faut

Posté le 2019/02/14

Une mère dont la contorsion du corps évoque le mouvement rapide pour ne pas dire la fuite, porte son enfant comme pour les protéger  l’enfant et elle d’une menace imminente. Un traitement particulier et symbolique de certaines taches de lumière évoque des constellations d’étoiles…ce qui laisse à penser que son instinct est guidé par une sorte d’énergie protectrice.

La position inclinée de son corps s’équilibre par l’inclinaison inverse de l’enfant; les deux chevelures s’entremêlant et occupant la presque totalité de la largeur de la toile forment le feuillage d’un arbre dont le tronc évoqué par les corps est renforcé par la présence d’un rectangle vertical.

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La danse devant Vénus

Posté le 2019/01/30

La Vénus aux bras coupés, vue des fesses à l’épaule, se présente de dos. Elle est bien en chair. On pourrait la palper et sentir la mollesse ainsi que la chaleur de la matière. Contrairement à la pose classique, elle est assise et une jambe est recouverte d’un drap plissé. Un repli dégage une figure grotesque, criante. Devant Vénus et sur un fond sombre dansent deux femmes à la musculature athlétique. Les têtes sont toutes absentes. C’est l’éloge de la chair, de la sensualité. À la poitrine d’une danseuse, une blessure saigne.

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Le feu est pris

Posté le 2019/01/06

 

Gros plan sur un buste de femme vue de dos au sortir d’une situation dramatique. Alors que le regard se concentre sur une abondante chevelure relevée à la manière des flammes d’une torche, il est simultanément appelé par un enchevêtrement de têtes de chevaux d’un vert émeraude qui font contrepoids. La complémentarité des couleurs saisit et invite à trouver un message symbolique entre les volutes du feu et les chairs tout en rondeur des animaux. L’œil très sollicité encore, se projette sur les oiseaux, mère et enfant, positionnés à proximité d’une ouverture du corps de la femme à la base du cou. L’intérieur vide du corps rappelle certaines toiles de Jérôme Bosch. On croit reconnaître une signification entre la présence réconfortante des oiseaux et l’échancrure du corps qui se transforme en courtes branches.

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La débâcle

Posté le 2018/12/10

 

Sur un fond sombre se détachent des portions de personnages émiettés après le drame qu’on soupçonne être celui du meurtre de la femme aux cheveux épars, au corps vidé de son sang et affichant une fracture de la poitrine. Au premier plan et au-travers des parcelles de glace se dresse un homme à deux têtes, barbu et arborant un chapeau  d’or.

La composition, nouvelle dans son genre, autorise la présence d’éléments innommables par le sens de la violence ainsi que la dominance du noir.

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Réconciliation

Posté le 2018/11/25

 

 

 

Une jeune femme vue de face et une femme âgée, vue de trois-quarts sont sur le point de s’étreindre.  Les bras ouverts dans une ébauche d’accolade, elles n’ont d’yeux que la bouche qu’elles s’apprêtent à embrasser. La composition présente un caractère exceptionnel pour ne pas dire inusité compte tenu des corps de couleurs en bleu assortis de lèvres rouge vif, de la lévitation dont est aux prises la jeune femme ainsi que la présence d’animaux observateurs.

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Et le feu jaillit!

Posté le 2018/09/28

Il s’agit d’une œuvre inspirée d’un vers du poète Gatien Lapointe «Chiffres sauvages sous le verre de la sueur». D’entrée de jeu la méconnaissance du poète et de son œuvre de même que l’hermétisme du vers ne pouvaient que m’inciter à faire le tour de son jardin poétique en quête d’émotions personnelles et d’évocations d’images. Il fallait plonger. Chaque mot choisi par Gatien Lapointe fut donc l’objet d’une recherche de sens multiples pour éveiller mon inspiration. Ainsi de toutes les définitions rassemblées pêle-mêle, certains termes se sont mis à vibrer : serrure de coffre, entrelacs, primitif, violent, seul, transparent, évident, couleur sombre, incolore, orifices…Et le feu jaillit d’un magma bouillonnant parsemé de gouttelettes.

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Cheval de mémoire

Posté le 2018/09/10

 

 

Une tête de cheval à l’œil méchant semble muselée par une série de bras tendus. Que font ces mains? Elles attrapent l’animal menaçant, l’empêchent de les atteindre, captent un cauchemar ou parachèvent le dessin sur la paroi de la caverne?

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Fluidité corporelle

Posté le 2018/07/25

Enchevêtrement de formes reconnaissables ou non se référant à l’anatomie humaine, à la biologie, à l’impalpable. Les barrières sont rompues et les univers se déversent les uns dans les autres. Un corps de femme esquissé sur un fond abstrait se fluidifie au contact de son intérieur visible.

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© 2018. Monique Danis, Tous droits réservés.